Il ya a à peu prés un mois, j’ai rencontré un Ange comme une tour d’Ivoire ; comme un donjon.
L’arrivée du Printemps au calendrier m’avait une surprise préparée. A la fête d’anniversaire d’un de mes frères, le cadeau fût pour moi.
Alors, prête enfin à affronter les branches plus lourdes de mon arbre pour trier leurs fruits, j’ai bondie à la vie sans drapeau ni bouclier et j’en ai perdu pie.
Cependant, la rencontre de la quatrième génération des lumières insuffla le travail et ainsi, deux mères et trois filles partageraient une table à trois pour donner et recevoir des rêves d’enfant et de l’espoir.
Je repris donc mon chemin, hélas à moitié aveugle et assourdie mais d’un pas décidé et ferme (peut être trop ?). Je réalisai, alors, que je ne voulais plus être une guerrière et malgré les difficultés je réussi à ouvrir et à offrir mes mains sacrées au monde (symboliquement, bien entendu).
Malgré tout, l’articulation -face masculine- de la conscience individuelle ne cessa pas son sanglot en sourdine et sa sœur vint la rejoindre dans ce chant malheureux et inconscient (par solidarité ou jalousie ?).
Et comme le hasard n’existe pas, je coïncidai avec deux magiciens chérubins au Marché de St. Aubin. Ils mettraient leur énergie à l’écoute de mes peurs pour m’aider à guérir. Alors, je pleurai, affaiblie des pieds au cou : mon dos était épuisée de dresser un corps sans tête ; ma tête désespérait de flotter dans l’univers. Je senti une bosse pousser dans mes épaules et je ne savais plus si ça me rapproche du compagnon qui me manquait encore, diable bossu lointain, ou si par contre c’était un signe des taches à accomplir pour en finir et m’ouvrir à l’amour qui doit venir. D’où ?, je ne sais plus. Quand ? « Bientôt », espèré-je. En son temps.
Et me voilà, avec ma cheville gauche, lunaire, un peu fatiguée de porter l’initiative dorenavant, toujours à la recherche de son jumeau, actif à nouveau, dans une danse de la réalité rêvée.
Laura
13 Avril 2008
Toulouse
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